Les coliques du nourrisson peuvent transformer les fins de journée en véritable épreuve. Bébé pleure longuement, se tortille, replie ses jambes sur son ventre et semble parfois impossible à consoler. Face à ces épisodes, les parents cherchent naturellement le meilleur anti-colique pour nourrisson. Gouttes, probiotiques, massages, changement de lait ou solutions à base de plantes : les possibilités sont nombreuses, mais aucune ne constitue un remède universel.
Les coliques sont généralement bénignes et transitoires. Elles apparaissent durant les premières semaines de vie et s’atténuent progressivement avec la maturation du nourrisson. Surtout, tous les pleurs ne sont pas nécessairement provoqués par un problème digestif : les spécialistes soulignent que les causes des pleurs excessifs du jeune bébé peuvent être multiples.
Existe-t-il vraiment un anti-colique efficace ?
Il n’existe pas aujourd’hui de produit pouvant être considéré comme « le » meilleur anti-colique pour tous les nourrissons. Le NHS britannique rappelle notamment que les preuves concernant de nombreux produits commercialisés contre les coliques, dont certaines gouttes, préparations végétales ou probiotiques, restent limitées. Même la siméticone, souvent utilisée contre les gaz, n’a pas démontré une efficacité nettement supérieure à un placebo dans les études sur les coliques.
La stratégie la plus pertinente consiste donc généralement à associer plusieurs mesures de confort adaptées à l’enfant plutôt qu’à attendre une solution instantanée.
Pour les parents souhaitant accompagner plus particulièrement la digestion de leur enfant, un produit tel que le gel bébé Dig+ Calmosine peut par exemple trouver sa place dans cette routine. Il s’agit d’un gel oral à faire téter, utilisable selon le fabricant dès la naissance. Sa formulation associe notamment gomme d’acacia, citron, fleur d’oranger et une souche postbiotique de Lactobacillus helveticus tyndallisé. Il est destiné aux petits inconforts digestifs et aux pleurs du nourrisson et ne doit pas être confondu avec un médicament traitant une maladie.
Les gestes qui peuvent aider à soulager les coliques
Avant même de chercher un produit anti-colique, quelques gestes simples peuvent améliorer le confort de bébé.
Limiter l’air avalé pendant les repas
Un nourrisson qui tète rapidement ou pleure beaucoup peut avaler de l’air. Celui-ci peut ensuite accentuer ballonnements et sensation d’inconfort. Il est possible de maintenir bébé dans une position suffisamment verticale pendant le biberon ou la tétée et de lui faire faire son rot après le repas.
Si bébé prend le biberon, il faut également vérifier que le débit de la tétine est adapté. Un débit trop rapide ou trop lent peut perturber la prise du lait et favoriser l’ingestion d’air.
Masser doucement le ventre
Lorsque l’enfant est calme et à distance des repas, un massage abdominal très doux peut constituer un moment apaisant. Des mouvements circulaires sur le ventre, associés éventuellement à de légères flexions des jambes, peuvent aider certains nourrissons gênés par les gaz.
L’objectif n’est pas de masser fortement l’abdomen, mais plutôt d’instaurer un rituel rassurant associant contact, chaleur et mouvements doux.
Miser sur le portage et le peau à peau
Parfois, le meilleur « anti-colique » n’est pas un produit. Le portage, les bras, le bercement ou le peau à peau permettent de rassurer le nourrisson pendant les périodes de pleurs. Le NHS conseille notamment de prendre bébé dans les bras, de le bercer doucement ou encore de lui proposer un bain tiède.
Le portage en position verticale peut aussi être intéressant après les repas lorsque le bébé semble gêné par des remontées ou par l’air avalé.
Probiotiques et microbiote : une piste intéressante mais à nuancer
Le microbiote intestinal fait aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches dans le domaine des coliques du nourrisson. Certaines études suggèrent que certaines souches pourraient réduire les pleurs chez certains bébés. Mais les résultats ne permettent pas d’affirmer que n’importe quel probiotique sera efficace chez tous les nourrissons.
C’est un point important : deux produits qualifiés de « probiotiques » peuvent contenir des micro-organismes ou des souches totalement différents. Leur action potentielle ne peut donc pas être généralisée à l’ensemble de cette catégorie.
Avant d’administrer régulièrement un complément à un nouveau-né, notamment en cas de prématurité ou de problème médical particulier, mieux vaut demander conseil à un pédiatre, un médecin ou un pharmacien.
Faut-il changer de lait en cas de coliques ?
Changer plusieurs fois de lait en quelques jours est rarement une bonne stratégie sans avis professionnel. Les pleurs du soir ne signifient pas automatiquement que le lait infantile est mal toléré.
Dans certaines situations particulières, un médecin pourra cependant rechercher une allergie aux protéines de lait de vache ou un autre trouble digestif et proposer une alimentation adaptée. Il ne faut donc pas supprimer des aliments de l’alimentation maternelle ou changer durablement la préparation infantile sur la seule présence de coliques.
Quand les coliques doivent-elles inquiéter ?
Des pleurs inhabituels ne doivent pas être systématiquement attribués aux coliques. Une consultation médicale est nécessaire lorsque l’enfant présente notamment de la fièvre, des vomissements importants ou répétés, des difficultés à s’alimenter, une mauvaise prise de poids, une modification inhabituelle des selles ou un comportement très différent de son état habituel.
Il faut également demander un avis médical lorsque les pleurs semblent particulièrement intenses, persistent ou inquiètent les parents.
En définitive, le meilleur anti-colique pour nourrisson n’est donc pas nécessairement un produit unique. L’approche la plus raisonnable combine une alimentation adaptée, une bonne position pendant les repas, l’évacuation de l’air, le portage, les massages doux et, lorsque cela semble pertinent, une solution destinée au confort digestif. Les coliques ont heureusement une caractéristique rassurante : dans l’immense majorité des cas, elles diminuent progressivement à mesure que bébé grandit.

